Neige sale

Une Araignée dans la bouche

  • 24 juin 2014

Alors me revoilà
La gorge pâteuse du grossier voile du manque de mots d’amour
Le lourd fardeau aux amygdales engourdies des gammes du drame évité
La langue, une araignée tisserande endormie
Droguée par le barbiturique épais des glandes
Et prise par mépris du risque au jeu du piège buccal

Son ronflement triste fait presque frissonner les fines toiles du nid du palais fatal
Laissant de son souffle sur la soie s’imprégner des bribes de semblants de Je t’aime
Comme de vieux poils de souvenirs rebelles
Du duvet effiloché

Et quelque part, elle ose presque s’éveiller de son dégoût de l’overdose
Retisser l’ouverture d’un opéra apothéose
Apporter le grandiose à l’oreille de la puce ou de la mante
Pour faire mentir toutes les salives et leurs ruses qui la grugent
Toutes ces médications maladives de ce tombeau en cocon
Ne plus jamais s’incruster au gosier de la silencieuse malédiction
D’un dernier cri d’amour, entrouvrir les lèvres

 

 

 

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