Neige sale

Saule

  • 5 novembre 2014

Vibrance tu m’automnises
Toi le halo du tour de mon chagrin
Je m’élance dans la brise
Sans appréhender demain

Quelle souvenance délicate
Un bijou sur un lit doux
Un velours plus écarlate
Que mon cœur à son plus fou

Les vertes feuilles du grand saule
Dégoulinent une plaie immense
J’ai reçu sur mes épaules
Tout le fardeau de ton absence

Mes yeux sont noirs comme des corbeaux
Car c’est le deuil de la lumière
Au lac on a jeté les flambeaux
Tuant poissons, algues et terres

Je veux m’éteindre, je ne suis que flamme
La suie me coule entre les doigts
Qui va m’étreindre, aimer mon âme
Me redonner toute cette joie?

Comme une carte postale d’on ne sait où
Ni une adresse, ni même un timbre
Seule une image veut nous dire tout
Un saule pleureur dans la noirceur…

 

 

 

Partagez : Facebooktwittermail
Suivre Loui :Facebooktwitteryoutube