Suie blanche

Saoul au matin

  • 3 août 2014

L’ambiguïté m’enlève les idées des lèvres
Comme l’ourson à court de peluche
Et mes lunes comme des joyaux de plastic
Étirent mon horizon au loin

Sans ongle à force de me ronger les doigts
Tellement le désir était grand
De m’éloigner de cette subjective enveloppe
Forgée du manteau des rides

Je péris par mes excès d’envies
La surdité par l’écho trop recherché
Et la réponse du feedback animal
Piaillement superficiel sur fond d’enterrement

Je coule de par mon endurance
Gorge cancer des cordes étirées
Les aspirations de bouffées de rêves
Et l’oubli constant des malaises expirés

Je pollue des souvenirs ressassés
Foie moteur qui carbure à l’alcool
Besoin du changement de l’huile d’amour
En gardant ces vieux filtres encrassés

L’adjectif péjoratif poète
L’inconscient de tous ces cons de la science
Je préfère le suicide de la vie à grands coups
Trop lucide pour jouer mon grand rôle en cantine

Isolé dans mon igloo de whisky
Mur de cubes de ma vie on the rocks
Donnez-moi à boire tous les vers
Et mon souffle fera fondre l’hiver

 

 

 

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