Suie blanche

Les serments oubliés

  • 3 février 2015

Tout d’un coup ils nous touchent
Comme le sang qui se fait lumière
Sous la lampe s’éclaircissent les souillures
L’infravision d’une seconde
Pour enfin fouiller notre chemin
De francs phares dans le soir de soi
Et puis que vive la voie !

Quand nos poumons ne font plus que se remplir
S’oxygéner l’âme
Et s’échafauder la colonne
Se visser le regard droit devant
Devenir enfin
L’enfant de quelqu’un
Un rien

Se dépasser d’une extrême facilité
Sans même se faire face
Comme lors de nulle course
Et se laisser loin derrière
Agnostique

S’illuminer tellement
Que nul démenti, nul mensonge
Ou nulle hérésie
Ne défie plus la franchise
De ses flasques reflets

Et qu’on promet mille météores
À l’univers rassasié
Et puis qu’on en remet encore
En pieux serments
De microbe borné

Tellement ragaillardi de tant d’égards
Qu’on serait prêt à offrir notre rien
Puis on oublie

 

 

 

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