Suie blanche

La plaie

  • 28 juin 2014

Larmoiement, m’entends-tu ?
Toi qui mènes, toi qui tues
Acharnant ton dévolu
Sur l’arbrisseau de notre terre

Es-tu parfois rongé de honte
Lorsque la plainte monte
Et que tu démontes
Les espérances des condamnés ?

Les larmes comme des lames nous lacèrent
Sous la peau, même les muscles se dissèquent
Se déchirent sous la pression de ton couteau
Froide chirurgie, notre cœur en lambeaux

Larmoiement, me veux-tu ?
Toi qui mènes, toi qui tues
Fais de moi le remplaçant
De ceux que j’aime que tu tues

Vois-tu parfois ton injustice ?
Faisant foi du triste malice
Devenant ton noir délice
L’arbrisseau de notre terre

Quelle est ta quête dans toute cette eau ?
À torts tu tords tous nos vœux pieux
Et noies nos yeux d’une vie boueuse
D’un savant mélange mélancolique

Qu’est-ce que tu veux ?
Qu’est-ce que tu cherches ?
Viscérale pute qui crache la dèche
Coupant nos langues pour qu’on ne se lèche
À l’appel de la plaie

 

 

 

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