Suie blanche

Paon fucké

  • 4 janvier 2015

Calomnie des fuyants jours
Poussant l’ombre à l’agonie
Et les paons à l’encre rouge
Crispés aux perchoirs qui fuient

Peste en poursuite de nos restes
Détestable incompassion
Vitrifiant nos laves perlantes
En fétiches de déceptions

Défaisant l’alliage du sens
En cuisants métaux statiques
L’inscription retourne aux moules
Dans l’étau de nos conduites

Tatoueuses poches polluantes
Fumées denses qui intoxiquent
La chimie des combustibles
En travail sur nos tuniques

L’écarlate peau sans égal
S’atrophie en détonance
Douloureuse transmutation
Ecchymoses en permanence

Paon de sang devenu blessure
Des fractures dans notre flanc
La toison du grand changement
Plumes royales et points de suture

Les bons temps sont déconfits
La saison des confitures
Purée sucrée de nos efforts
Sauce de perfide pourriture

Comme du gaz sur les brûlures
Des acides dans la figure
Vos mains sales dans les eaux saines
Des peintures sur nos pelures

Fin fléau, vice subtil
Frappant au dos de nos béquilles
Conditionnantes colonnes
Pour nous faire courber l’échine

Réjouissez rouge, renfrognez bleu
Robes poquées de notre époque
Oxygénera qui le peut
Les veines bouchées, l’avenir qui fuck…

 

 

 

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