Neige sale

Onde Blonde

  • 4 septembre 2014

Elle est une onde à capter
En transit dans l’immense
Une annonce profonde
Qu’on ne peut capturer
Qu’avec les ailes

Un oisillon tend l’ouïe
Hume l’air humide
Y étend son regard
Et dépose ses douces rames déployées
Sur une vague du vent

Elle, une émanation naturelle
Le point naissant d’une brise
Le silence inspiré avant une mélodie
Aux tréfonds de l’atmosphère
L’épicentre de la rose des vents

L’oisillon cambriole son vol
Planant de fatigue
Subtilisant ses forces aux cascades aériennes
Mais laissant trop d’indices
Plumes perdues et empreintes qui tourbillonnent

Elle est un murmure
Un chuchotement à travers l’élément
Lui est un cri chanté
La recherche du ton juste par les gammes agressantes

Elle est une annonce profonde
Mêlée à la poudre bleue du ciel
Un grain de sucre dans le sable blanc
Qu’on cherche à se faire fondre sur la langue

L’oisillon, bec en flèche
À la langue de sel
S’épuise à la source d’elle
Est battu par ses ailes battantes
Il pointe au bas de la distance
A baissé les bras
Sans énergie pour tenir parole

Elle est une promesse
Le serment qui unit l’air à la terre
Un secret qu’on transmet d’oxygène à poumon
Quelques mots en permission à la vie

Pris par le vide
Dans la vrille du vertige
En convulsions du danger
Et du surplus des huiles usées souillant ses muscles
L’oisillon espère que sa mort sera brusque
Le sera-t-elle ?

 

 

 

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