Neige sale

Morte saison

  • 26 janvier 2016

Les nuages font des côtelettes dans le ciel
Haut si haut, aux échafauds de l’éternel
Glace sèche sur scène
Fumée fine qui s’insère
Dans ma vue, brouillant les étoiles

Temps boréal et divin duquel je devine
Tant de couchers de soleil cachés
Et j’imagine au bout de l’horizon
Des teintes fuchsia et rosée
Sur mes yeux comme du fard à paupières

Les chiens du froid aboient chaque poil qui se gèle
Afin de faire fuir le mordant vent sur leurs cuirs
On comprend presque un écho frisquet de détresse
Ouste! Ouste! Ouste! Ouste!

C’est la nuit
Le gel se dépose patiemment sur son lit
Chaque souffle me quitte et s’en va en fumée
S’éteindre c’est
Les chaleurs retenues d’une dernière braise
Une vie qui s’affirme certaine
Contre la nature en quarantaine

Et je suis fibre qui vibre
Dans l’étendue qui attend
Je me sensibilise à l’équilibre
Mes sens un moment immobiles
Entre deux blancs
Le sol ou bien le firmament

J’ai pris racine en terre d’hiver
Attentif à son sommeil
Maintenant mon ciel fumé se disperse
Annoncées, j’attends tes averses
À chaque nouvel atmosphère
Fuchsia et rosé
dans toutes
mes pensées…

 

 

 

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