Suie blanche

Malchimie

  • 9 décembre 2014

Rempli au ras
Du ciment dans le crâne
Quand les pores ne respirent plus
Bouchés par la nuit

La conscience moulée
Une mélasse de projets infinis
Tués dans l’œuf
Inaboutis

La cervelle qui caille
Plus de place pour s’étendre
Le stagnant qui fermente

J’ai été saturé en moi
Trop longtemps
Et mon moule m’asphyxie

Je ressue le mauvais
Comme une vieille statue
Trop inspirée

Là, la brèche d’air
Cherche à fendre
Même mes yeux parabolent

Claustrophobe d’épiderme
Qui se cure de lui-même
Sa très dense vie

Les tuyaux en voies d’échappement
Recyclent, mélangent le mercure des idées
Les métaux consumés
L’élixir de magie
En potion épaisse
Au brûleur de mon cœur
Bouillabaisse de symbiose de bonheur

 

 

 

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