Neige sale

L’instant-année

  • 16 octobre 2014

L’infime infinité du son qui saoule
Aller en sens interdit dans la brise
Finir la cadence dans l’absence promise
Des individuelles machinations

Jouer à crache-crache avec l’amputation
Celle qui cingle la légèreté céleste
Et pousser les restes des sentiments de détresse
Au loin, en bas, là-bas dans la brèche

Fouler du pied les racines de l’allégresse
Transgresser la limite permise de jouissance
Aller si loin le long de la chance
Qu’on y voit même plus l’ombre de la raison

J’ai la larme d’un ange au bout de mes phalanges
Se mélangent en moi l’âme et les essences
La soif des sens dans l’air immense
Les deux poumons comme des valises

Ne me cherchez plus le long des noires asphaltes
Je m’exalte dans la mare des eaux dormantes
Sourd par choix du silence de la détente
Des massages des tempes de mon présent

Je vous ai vue dans le tunnel de mes blancs songes
Vous étiez nue jusqu’au bout des ongles
Le pâle épiderme d’une beauté sans ombre
Des ailes de mésange dans l’arc en descendance

Pincer le temps, le rendre immobile
Ne plus chercher meilleure ode
Figer l’instant dans le désordre
De cette anarchie parfaite

Le voile d’une neige diamanteuse
Se dépose quelques moments sur l’étincelle
Cette parcelle de volupté qui m’ensorcelle
Les beaux cerceaux de tes seins
Qui masquent quelques moments
Le grand trafic des mourants

 

 

 

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