Suie blanche

Les vies d’Anges

  • 1 septembre 2015

Séjourner entre ces tours ajourées au béton armé de vitraux
Comme un ver à soie en expédition aux bois des bras sans feuille
Vouloir s’enfuir d’un géant empire rempli de roches et de riches
Et cracher par rage sur les pierres impolies de tous ces bas-tisseurs
Quêter la candeur
qui décante
par malheur
dans cette soupe possédée
Quand l’envers de soi dépasse le poids de l’authenticité
Se vautrer dans la vase en votant pour tous ces petits voleurs d’astres
Promoteurs kiss my ass, menteurs fastes et détrousseurs de douceurs

Puis, s’effacer avec facilité de la surface poreuse de vos faces
Faire de soi le dessert asservi de la table des pleutres et d’autrui
Pleurer une seule heure en l’honneur des petits bonheurs caloriques
Le bonheur magnifique du temps partiel
Notre impartial ciel
et ses quelques joies gênées…

 

 

 

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