Élévations & autres poudreries

Les mortes meurtrissures

  • 6 novembre 2015

Les mortes meurtrissures

De la poudre sur ta peau
L’automne s’achève enfin
Les traces remplies des oiseaux

Il n’y a plus que des feuilles surprises
Qui s’accrochent, désespérées
Par le virement de la brise
Et frisent frigorifiées

Voilà l’hiver qui s’improvise
Sauveur enfin
Au sol les feuilles cicatrisent

Au ciel froid la fine chaux
Complètes plaines cimetière
Résonne une complainte légère
Pour toutes ces gales en repos

Les entêtés

Dans la serre d’une saison
Les couleurs dégoûtées
Ont toutes un ton de gris
Et les oiseaux boueux
Qui ne veulent pas rester
Ne sont pas partis

Ils attendent l’été
Leurs yeux exorbités
S’assèchent par défi
Ils l’auront bien cherché
Leurs douleurs écourtées
Auront des tons de cris

Des serres se pourfendent
Des brèches. Des gestes
Et restent et gèlent
Vois aux ailes s’étendre et fondre le ciel…

 

 

 

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