Suie blanche

Les calomniaques

  • 12 novembre 2015

Calme chaos qui cisaille la hantise
Ne se souciant jamais des vents
Détortillant les nœuds du temps
De la détroussante emprise

Aux moments où les mots perdent haleine
L’image des idées expirées en fumées
Perce une palissade qu’on dit blindée
Étrange pièce, unique scène

Défiante synergie, délirante lucidité
Pointant du doigt la grande faiblesse
La cimentant pour qu’on ne se blesse
Et qu’on oublie l’étau crispé

Lorsque le chant devient néant
Lorsque le cri est perceptible
L’unité indescriptible
Se consolide en géant

Qu’ils osent ensuite arroser nos yeux
De toutes leurs acides jalousies
Nul tourment n’a plus de vie
Dans la braise chaude de ce rouge feu

Dissection sèche de l’humide crasse
Qui souille de honte nos nuits de cendres
Et que descendent tous nos vœux tendres
Comme une armée de loups en chasse

Regarde-nous, tu ne peux voir
La toute puissance n’a nul miroir
Mais dans ton dos vient le cauchemar
Bêtes affamées, monstres du soir

Les figures blêmes de vos emblèmes
Pétillent en flammes dans nos orbites
Car cette pâleur dans nos noirceurs…
Les ailes des anges dans nos fourneaux

 

 

 

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