Neige sale

La Ville

  • 24 octobre 2015

Des arbres qui meurent
Entre des plants déjà morts
Planches vissées entre branches divisées
Et tant de cailloux peints
Pour leur donner la vie de l’apparence

Des cheminées à chaque détour
Terribles tours en dominos
Et quelques touffes dénaturées
Au coin des conteneurs à ferraille
Et des terrains qu’on débroussaille
Et des terrains qu’on débroussaille

Il n’y a plus de paysage à en perdre la vue
Que de la grisaille coulée dans le béton
Que des miettes de terre mutilée
Éventrée afin de lui extraire les os
Émettre nos trips, que tout ait l’air de
Dans le superficiel de smog

Presque à souhaiter la fin
Et le retour aux justes choses
La bouche de la terre aux dents des montagnes
Aux laves-salives sous la langue raz-de-marée
Tous ces parasites ravalés
Aux gorges des fleuves
Et puis digérés dans ses glaises
Jusqu’à ce que l’éternité se termine
Que repue, son ventre ne gronde plus
Silencieuse sous l’avance d’un oiseau

 

 

 

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