Neige sale

L’inconfiance

  • 27 juin 2014

Le dos capitonné de nuages
Le vent soufflant les songes
Images bourrasques en rafales de rêves
La folle fièvre du noctambule perché
Juché tout là-haut dans les mares fractales
Un peu plus près de sa lune

Debout sur un tapis blanc aux franges de pluie
Sans chasser les mouches à duvet
Qui viennent selon l’envie
Dans les voies tracées par les parfums éparpillés
De par les fumées des feux de femmes

Penchant la tête dessous le dôme
Fin d’atmosphère et début d’inconscience
Les étoiles, des phares épars de navigation
Entre le vide, le rien et le néant infini
La rattraper en casse-tête coloré
D’un marbre bien brassé
Et rediviser ses sources

L’épiderme teinté de ces pigments du ciel
L’intersidéral manteau taché des erreurs
Menteur. Sans être tout à fait là
Mais le sachant avec une indiscutable certitude
L’intermède avant l’amour

Et puis comme naître
Renaître des nuages et tomber comme une roche
Se reconnaître naïf dans le vertige
Basculer hors du nid pour apprendre à voler
À dix milles mètres seconde

Reprendre ses sens
Quatre ou cinq
Bailler des paupières
S’étirer la bouche
Et espérer se lever du bon pied

 

 

 

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