Neige sale

Forêt brûlée

  • 26 novembre 2015

Le deuil momentané
Et la patience perdue
Puis, entre les deux, l’orgueil
Un feu de forêt
Fouillant jusqu’aux racines
Pour en griller tous les fils
Et éteindre les efforts
De renaître

Ne voulant abandonner derrière
Ni bancs d’insectes
Ni plante verte
Ni une inspiration
Faire table rase du bois des arbres
Laisser la terre comme du café broyé

Puis chaque pluie refait marais
La lune laisse marée
Du vent vient le désert
Du sol ne poussent que poussières
Et jamais de soleil
Pour attraper la graine dans l’entre deux
Et que d’une plante se fasse forêt
En procession lente
Sous ses yeux

L’orgueil
Pour maintenir le feu dans les cendres
Un an à t’attendre
Comme un grand champ de racines
À laisser même mes feuilles
Résiner à l’intérieur
Et pourrir à se fendre
Noires comme sous les pierres
Sous la terre
Dans son ventre
Sans ton air

 

 

 

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