Élévations & autres poudreries

Dégagement

  • 14 septembre 2014


Je la reconnaissais pour l’avoir déjà vue
Vibrer dans le vent de mes ailes
D’un souffle chaud au clair soleil
Et au divin dans l’impalpable
Ce bleu là-bas toujours plus loin
Incomprimable

Je la voyais de vœux enviés
Son histoire comme la mienne
Prêtes à se croiser
En mille mailles
En tissu rembourré de pollen
En semences de marmaille

Le cœur aux yeux d’iris pleins
Je la voulais en pierre nouvelle
En grande victoire de grands desseins
Une statue de la nature
Sculptée des mains des hivers
Un obélisque pour l’univers
Nos vies unies
La lune, l’oubli

Je la reconnus pour la reconnaître
L’ensemencement des lumières
Les joues picorées
Par l’aveu suspendu aux lèvres
Et aux gestes des silences kamikazes
Je la reconnus comme l’authentique extase
Le turbo de ma vie
Un amour banzaï
Dont personne ne survit
Où nul ne se relève
Sans un sourire accompli
Les yeux bridés par la baise

 

 

 

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