Neige sale

Commenciment

  • 26 octobre 2014

Alors que l’or du jour est au pire de sa fuyance
Que s’élance toujours plus loin l’aurore sur le chemin
Que l’étonnement nous prend à l’aperçu d’une flamboyance
Parce que le gris détonne de tout son poids au beau matin

Alors que le vent du jour se brise contre la lune gonflée
Ce messie satellite des longs dormeurs et des noirs loups
Et que dans sa fuite il s’est empressé de tout emporter
Du panache des arbres jusqu’aux chants harmonieux les plus doux

Alors qu’on remonte chaque fois le temps pour s’éclairer un peu
Pour revivre plus longtemps des spasmes inspirants
Et qu’on croit qu’en évitant la lune, on oubliera d’être malheureux
Malgré cette croûte qui pèse sur la nuit qui nous ment

Le cœur tellement glacé par notre faute et tous nos manques
Qu’il tuerait d’un seul coup s’il fallait le transplanter
Et que le rire reste coincé à la mâchoire soudée
Comme un nerf trop fou en refus

L’immensitude se bactérise
Une fonte soudaine, on lève les yeux
Où est la lune? Qu’est-ce que cette brise?
Le cardiogramme résonne pour deux

Le regard aimanté par la toile vierge
Dès lors soufflant sur l’aube qui dort
Une caresse chaude, la cire d’un cierge
Plus jamais de sommeil avant ma mort…

 

 

 

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