Suie blanche

Broyer du noir

  • 1 septembre 2014

Cherchant tellement la lumière
Mes yeux ont festoyé d’étoiles
Pâles ou pas
Ils ont tout gobé
Ne laissant entre les planètes
Que de l’espace

Désormais il y a de l’ordre
On ne voit les voies lactées
Que dans les villes survoltées
Sinon tout est sombre
Même le jour
Qu’on appelle la surnuit

Les lampadaires sont des centres de systèmes
Toutes les mouches y tournoient
Et s’y brûlent toutes les âmes
En souvenir

Mais mes pupilles affamées
Du peu qu’elles peuvent
Des reflets des globes
Des fils enflammés
Des fausses lumières
Scrutent l’univers néant
Pour d’autres riens
À éteindre

Un seul autre soleil
À glisser sur mes cils
Juste avant de dormir
Faire bailler mes iris
De leurs trous noirs béants
Et puis engloutir
Même la nuit

 

 

 

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