Neige sale

Brièvement – Soleil friquet

  • 22 juillet 2016

Quelle ode j’aurais due
Quelle démesure nous aurions eue
Que d’y penser m’envenime

Comment y aurais-je survécu?
Que de par l’audace m’y pendre
Volcan muet au ventre

Serais-je aujourd’hui aliéné?
Que des liens qui en nous se ficellent
Proie frugale d’une toile d’araignée

Qu’est-ce qu’il en serait devenu?
Quelle bave à la gueule j’aurais eue
Pour que contre la rage je m’abîme

Comment le monstre aurait-il pu?
Que de contenir le retenu
Les grands torrents de haine

Où plus un mot ne serait mien
Mâchant comme le plus amer tabac
Mes souffrances, ma conscience

 

Soleil frisquet

Phénoménal flambeau entre deux édifices
L’astre artifice qui fixe en défi
Contre les filets froids et la folie de ses fils
Qu’un faible effet sur nos cils
Mais l’infini dans nos fenêtres fragiles

Féconds rayons dans l’atmosphère rigide
L’enfer prisonnier du flocon
Une fresque d’hiver qui fuit ma poursuite
La flamme-enfant affrontant le désert arctique
La fine frange de ses doigts qui se frotte aux bas fonds climatiques
Son frêle front fracassé sur le fer frais
Mais son sommet dans nos âmes
Les versets de son drame

 

 

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