Neige sale

Après le jour

  • 25 juin 2015

Lourd
le poids de ta gloire calfeutrée derrière la frontière des horizons
Ta nuptiale approche de ma prose ajourée par le jour accablant
Les milles armées de rayons en renfort à l’humidité des tranchées
Lourde
la chaleur
Lourde
la pâleur
Lourde
l’absence de ta candeur
Et le souvenir de la lune d’hier

J’ai une tonne de ta clarté à supporter sur mes cils
Lourd
le parcours de ces heures estivales et sa steam estimée
Ton grand ciel poinçonné des épines de glace et de verre
Qui s’étend à l’envers de mon temps
La fuyante rature du vent
Lourde
la canicule. Lourde et nulle
Lourde
la blanche puissance du pustule
Face à la mémoire de ta nuit noire

Lourd
je m’y suis immiscé en fermant mes paupières et ma peau
Beau
était ton manteau isolant jusqu’aux feuilles fripées
Calme
à drainer sans drame l’électrisante soirée
La vraie parcelle de ciel de vie
Ton parfum enfumé qui s’enfuit
Sourde
ton avancée. Sourde ta venue
Sourde
ta saoulante lenteur
Pour que tu peignes d’ambre mon cœur
Plus de jour à gérer et ses fausses joies à fuir
Seule
ta lune illuminée qui ne cesse de jouir

 

 

 

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